Qui bénéficie de l’avance de crédit d’impôt ?
Chaque année, près de 9 millions de ménages bénéficient du crédit d’impôt, pour un montant total estimé à 5,8 milliards d’euros. Parmi eux plus de 2,4 millions de particuliers employeurs et plus de 900 000 parents employeurs d’assistantes maternelles sont concernés.
Le crédit d’impôt est automatiquement calculé par l’administration fiscale, à partir des montants versés par les particuliers employeurs à leurs salariés à domicile, indiqués dans leur déclaration annuelle de revenus.
Pour les utilisateurs de Cesu ou Pajemploi, la démarche est encore plus simple : les montants sont pré-remplis automatiquement dans la déclaration de revenus.
Toutes les formes d’emploi direct à domicile ouvrent droit à ce crédit d’impôt :
- L’aide aux personnes âgées, dépendantes ou en situation de handicap.
- L’emploi d’une assistante maternelle agréée ou d’une garde d’enfant à domicile.
- L’entretien de la maison, les travaux de jardinage ou de bricolage.
Pas de RIB enregistré : comment se fait le versement ?
Le ministère de l’Économie précise que « les contribuables dont les coordonnées bancaires ne sont pas connues de l’administration fiscale percevront cette avance sous la forme d’un chèque qui leur sera envoyé par voie postale d’ici la fin du mois de janvier et qui pourra être encaissé directement auprès de leur banque. »
Modalités de versement, montants, plafonds : l’essentiel à retenir
L’avance de crédit d’impôt est virée directement sur le compte bancaire du particulier employeur, dont les coordonnées ont été communiquées à l’administration fiscale, avec pour émetteur « DGFiP Finances publiques » et pour libellé « AVANCE CREDIMPOT ».
En termes de montant, le crédit d’impôt correspond à 50 % des dépenses engagées par les particuliers employeurs pour l’emploi de leur salarié à domicile, dans la limite d’un plafond de 12 000 € annuel.
Ce plafond peut être majoré de 1 500 € dans certaines situations, si le foyer comprend :
- un ou plusieurs enfants à charge (750 € par enfant en cas de résidence alternée),
- une personne de + de 65 ans.
Même majoré, le plafond de 12 000 € ne peut, dant tous les cas, pas dépasser le seuil de 15 000€.
A contrario, ce plafond annuel est réduit pour certaines activités spécifiques :
- 500 € pour le petit bricolage
- 3 000 € pour l’assistance informatique
- 5 000 € pour les petits travaux de jardinage
60 % du crédit d’impôt estimé par le fisc sera donc versé ce jeudi 15 janvier, avec des montants compris entre 8 € (seuil minimal de versement) et 9 000 € (60 % du plafond majoré jusqu’à 15 000 €), le solde de 40 % étant ensuite versé en juillet.
En 2025, l’administration fiscale a estimé que l’avance moyenne de crédit d’impôt pour tous les contribuables représente 639 € par foyer.
L’avance immédiate de crédit d’impôt : une solution encore plus pratique
Pour les utilisateurs du Cesu+, il existe un dispositif encore plus avantageux afin de bénéficier du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile : l’avance immédiate de crédit d’impôt.
Concrètement :
- le crédit d’impôt est alors pris en compte chaque mois,
- le particulier employeur ne verse que 50 % du salaire de son salarié à domicile,
- toujours dans la limite du plafond annuel.
L’avance immédiate de crédit d’impôt permet ainsi aux particuliers employeurs de lisser leurs dépenses mensuelles, pour mieux maîtriser leur budget !
Première demande ou changement de situation : quels impacts ?
L’avance versée en janvier 2026 est calculée sur la base de la déclaration de revenus 2024, effectuée au printemps 2025.
Ceci peut avoir un impact pour le particulier employeur, sur la date du versement de son crédit d’impôt ou le remboursement a posteriori d’un éventuel trop versé :
En cas de première demande de crédit d’impôt : les particuliers employeurs qui en bénéficient pour la première fois, ne percevront pas l’avance de la mi-janvier, mais la totalité des montants dûs, à l’été 2026.
En cas de changement de situation intervenu en 2025 : si la situation du particulier employeur a évolué (réduction du volume d’heures d’emploi, fin de contrat…) et qu’il n’a pas déclaré ces changements au fisc avant le 11 décembre 2025, une régularisation a posteriori sera effectuée pour l’été 2026.
- Aussi, si ses dépenses en 2025 pour l’emploi d’un salarié à domicile, sont inférieures à celles de 2024, le particulier employeur devra rembourser en septembre 2026, une partie de l’avance qu’il aura perçue en janvier ;
- mais si ses dépenses sont égales ou supérieures, il percevra un complément à l’été 2026.