L’accueil individuel : une priorité pour les politiques municipales de la petite enfance
L’accès à un mode d’accueil de qualité pour les jeunes enfants est avant tout un enjeu d’attractivité territoriale, qui conditionne aussi bien l’installation durable des jeunes ménages, que le maintien des effectifs scolaires, et la vitalité économique locale. Disposer d’un mode de garde de proximité pour les jeunes enfants est aussi un levier d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Or aujourd’hui, un quart des communes ne dispose d’aucune solution d’accueil du jeune enfant* et se trouve face à une pénurie structurelle, accentuée par les difficultés de recrutement et le vieillissement de la profession.
Les territoires ruraux et peu densément peuplés, où l’accueil du jeune enfant repose déjà majoritairement sur les assistantes maternelles, sont particulièrement exposés aux tensions de l’offre, ce qui souligne le rôle déterminant de ce mode d’accueil, pour l’attractivité des territoires.
Dans cette conjoncture, les communes qui investissent dès à présent dans l’offre d’accueil du jeune enfant, investissent aussi dans leur avenir.
*Source : Rapport de mars 2023 du HCFEA – Accueil des enfants de moins de 3 ans : relancer la dynamique
Les assistantes maternelles : premier mode d’accueil en France
Très apprécié des parents, l’accueil individuel leur permet de choisir librement la personne qui prendra soin de leur enfant au quotidien, dans un cadre rassurant et personnalisé : la professionnelle agréée connaît bien l’enfant, respecte ses habitudes et s’adapte aux contraintes des parents.
Historiquement, l’accueil individuel s’est imposé comme le premier mode d’accueil des jeunes enfants en France, devant le mode d’accueil collectif (crèches municipales et micro-crèches). Il représente actuellement plus de la moitié des places d’accueil destinées aux enfants de moins de 3 ans.
Aujourd’hui, 52 % des jeunes enfants sont accueillis par des assistantes maternelles, ce qui en fait aussi le premier mode d’accueil formel des jeunes enfants.
Le maintien et le renouvellement de cette offre d’accueil individuelle constitue donc un enjeu majeur pour l’ensemble des communes, et ce partout en France.
Chiffres-clés de l’accueil individuel par les assistantes maternelles
904 230 parents employeurs
236 430 assistantes maternelles
114 420 emplois à pourvoir d’ici 2035
Les MAM : une réponse concrète pour renforcer l’accueil individuel dans les communes
La Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) permet à 1 à 6 professionnelles agréées d’exercer ensemble dans un local dédié, pour accueillir jusqu’à 20 enfants simultanément, dans un cadre convivial, combinant attention individuelle et vie en petit groupe.
C’est un modèle qui allie la souplesse de l’accueil individuel avec les bénéfices du collectif, le tout avec un coût maîtrisé pour la collectivité : en effet, selon les données disponibles, une MAM représente un coût jusqu’à 7 fois inférieur à celui d’une crèche, pour les finances publiques locales.
À l’heure où les communes deviennent chefs de file de l’organisation du Service public de la petite enfance (SPPE), les Maisons d’Assistantes Maternelles représentent donc une solution à la fois accessible et adaptée aux réalités locales, pour développer et diversifier l’offre d’accueil.
Pour mieux faire connaître ce modèle des MAM et faciliter leur implantation, la Fepem a réalisé fin 2025 un guide dédié au sujet, à l’intention des élus locaux.