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Notre politique citoyenne pour une intégration par le travail

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Le secteur de l’emploi direct à domicile embauche historiquement et structurellement des salariés nés à l’étranger. Aujourd’hui près d’un professionnel sur quatre est issu de l’immigration intra ou extra communautaire. Ce sont ainsi 237 000 personnes, originaires des quatre coins du monde, qui travaillent auprès d’un ou plusieurs particuliers employeurs. Pour ces derniers, et comme le révèle un sondage réalisé par l’Observatoire de l’emploi à domicile, l’emploi d’une personne issue de l’étranger est source d’enrichissement mutuel. Source d’intégration également puisque la relation qui se tisse au sein du binôme particulier employeur/salarié en est un véritable accélérateur.

 

 

Cet état de fait nous oblige, de manière paritaire, à fournir, pour chacune et chacun, les outils nécessaires à une relation de travail sereine et pérenne. Le secteur de l’emploi à domicile se place du côté de la vie quotidienne et de l’intérêt général. De la dignité aussi : dignité des millions de français qui souhaitent vivre et vieillir à domicile, dignité également des femmes et des hommes nés à l’étranger qui souhaitent s’intégrer dans notre pays par le travail.

Face aux fortes tensions qui pèsent sur les recrutements, face également à l’augmentation des besoins en accompagnement lié au vieillissement de la population, la branche professionnelle du secteur du particulier employeur et de l’emploi à domicile assume pleinement une politique volontariste d’intégration par le travail. Celle-ci s’est construite sur des bases objectives à la lumière de la conférence de consensus « Travail, emploi, domicile : incubateur(s) d’une migration citoyenne inclusive ? » réunissant plus d’une vingtaine d’universitaires et d’acteurs de terrain, reconnus pour leurs expertises sur l’ensemble des champs de la migration.

Pierre-Olivier Ruchenstain

 

 

 

« Nous sommes probablement à ce jour la première branche professionnelle qui assume une politique migratoire en France »

Pierre-Olivier Ruchenstain, Directeur général exécutif de la Fepem et membre du Conseil économique social et environnemental

La branche a ainsi fait le choix de traduire en quatre langues (anglaise, espagnole, portugaise et arabe) la Convention collective nationale, afin d’assurer à toutes et tous sa compréhension.

L’ensemble des partenaires sociaux du secteur ont par ailleurs mis en œuvre un Lab Migration pour l’emploi à domicile. Ce projet s’inscrit dans l’esprit du Conseil Économique social et environnemental. L’avis « Métiers en tension »  préconise, en effet, de mettre en œuvre, à l’échelle des branches professionnelles, de véritables parcours d’apprentissage de la langue française.

La branche a fait le choix, à l’unanimité, d’ajouter à cette brique langagière deux autres composantes : l’acquisition des compétences professionnelles et l’appropriation des principes et des valeurs de la République.

Parce que les femmes et les hommes qui arrivent vont rester en France, nous devons leur fournir les outils nécessaires à leur pérennisation en France et leur épanouissement dans la société.

Parce qu’on ne peut penser l’immigration sans l’intégration, nous appelons à un débat apaisé et des solutions pragmatiques en la matière.

 

 

 

« Nous sommes convaincus que notre secteur peut être un des contributeurs participant de la nécessaire cohésion sociale du XXIe siècle ».

Marie Béatrice Levaux, Présidente de la Stratégie sectorielle de la Fepem 

Dans le cadre des débats parlementaires portant sur le projet de loi « pour mieux contrôler l’immigration, améliorer l’intégration », la Fepem a été auditionnée par la commission des lois.

Par la voix de son Directeur général exécutif, Pierre-Olivier Ruchenstain, nous appelons de nos vœux le renforcement des parcours langagiers pour les salariés allophones. Si le secteur est déjà engagé dans cette démarche à l’échelle de la branche professionnelle, il est nécessaire de veiller aux spécificités de l’emploi à domicile.

Concernant la délivrance de la carte de séjour temporaire pour les salariés exerçant dans une zone et/ou un secteur d’activité en tension, la Fepem demande la mise en œuvre de critères objectifs et homogènes afin d’assurer une égalité de traitement des situations à l’échelle nationale.

Enfin, rappelons qu’il existe aujourd’hui des salariés en situation irrégulière déclarés au CESU. Ces derniers paient des cotisations sociales et contribuent à la solidarité nationale alors même qu’ils ne peuvent en bénéficier. Le particulier, qui est un employeur non professionnel, ne peut pas assumer seul cette fonction RH. C’est pourquoi nous nous portons en faveur d’une intégration par le travail.

Retrouvez l’intervention de Pierre-Olivier Ruchenstain au Sommet de l’Inclusion Économique