Partant du projet de loi immigration qui fait son retour au Sénat, dont l’article 3 fait débat en prévoyant la régularisation des sans-papiers qui travaillent dans les métiers en tension, France inter part à la rencontre de la promotion marseillaise du Lab migration, puisque parmi ces métiers où l’on peine à recruter, il y a l’aide à domicile. Pierre-Olivier Ruchenstain, Directeur général exécutif de la Fepem et membre du CESE, apporte son éclairage dans ce reportage.
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Le cri d’alerte lancé par la Fédération des particuliers employeurs
L'association réclame la facilitation de la régularisation des étrangers face au vieillissement de la population française car les métiers de l'aide à domicile manquent de bras pour faire face à la demande grandissante.
Pour Marie Béatrice LEVAUX, c'est la survie du secteur qui est en jeu : "Nous sommes un secteur qui va perdre près de 800 000 salariés d’ici moins de dix ans pour départ à la retraite. Nous devons à la fois remplacer ces personnes ; que ce soit les assistants maternels pour la garde des enfants mais surtout beaucoup d'assistants de vie auprès des personnes âgées. Et nous devons aussi renforcer le volume de besoins.
C’est même un défi. Alors on ne sait pas comment nous allons réussir à faire en sorte que chaque demande, chaque besoin d’un ménage à domicile puisse être, je dirais, servie par une réponse légale. Alors oui, nous ouvrons des portes qui ne sont pas faciles mais nous savons que c'est vital."
La question de la régularisation des personnes nées à l'étranger fait partie du projet de loi immigration qui doit être examiné théoriquement à partir du 6 novembre au Sénat.
"De son côté, la Fepem affiche sa volonté d'accueillir beaucoup plus de travailleurs immigrés. Elle expérimente à Marseille, depuis le début de l’été, des parcours d’intégration pour les étrangers avec des cours de Français et des formations courtes sur les métiers du secteur.
« Il est important de lever les barrières linguistiques et culturelles pour que les salariés puissent s’intégrer au mieux, revendique Pierre-Olivier Ruchenstain, le directeur général exécutif de la fédération. L’idée, c’est d’accompagner les personnes jusqu’à leur emploi. » La Fepem veut passer à la vitesse supérieure en ouvrant des centre en Île-de-France et en Normandie. Il faut dire que le secteur de l’aide à domicile est confronté à un défi immense : 800 000 emplois sont à pourvoir d’ici à 2030 dont 130 000 liés au départ à la retraite des baby-boomers."
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